Une alternative écologique et économique face à la pénurie globale de café.

Tout le monde connais le café Arabica. Quand on dit cela on pense à la Colombie, Au Brésil avec le Minas Gerais qui est le premier producteur de café Arabica au Brésil.

On voit des initiatives à travers le Brésil pour développer des plantations de café. On l’a vu avec le café du Cerrado et le Café de Bahia, ici on parle d’Arabica. Aujourd’hui, Espirito Santo développe du café dans Espirito Santo, mais avec une production mondiale de café qui connaît un déclin historique en raison des changements climatiques et des coûts élevés, les Robustas d’Amazonie émergent comme une solution durable en Amazonie.

Avec des rendements quadruplés dans les petites exploitations familiales – passant de 20 à 120 sacs par hectare –, ces cafés robustas renforcent non seulement l’offre locale, mais contribuent aussi à stabiliser les prix pour les consommateurs.

Dans un contexte de raréfaction globale, cette augmentation de production pourrait être la clé pour atténuer la crise tout en garantissant un accès à des grains de qualité sans inflation excessive.

La crise mondiale du café : Les Robustas Amazônicos comme solution

Selon le USDA, la production mondiale de café a chuté de 5,7 % lors de la récolte 2023/2024, avec une baisse de 12 % au Brésil, premier exportateur mondial. Face à cette pénurie, les Robustas de la forêt amazonienne se distinguent : parfaitement adaptés au climat amazonien, leur rendement exceptionnel (jusqu’à 6 fois supérieur aux méthodes traditionnelles) offre une réponse à la crise.

Pour les consommateurs, cette hausse de production signifie moins de pression sur les prix, particulièrement à un moment où le coût du café (traditionnel ou haut de gamme) a augmenté d’au moins 25 % en magasin.

Le prix du café en hausse à la bourse de New York

Arnaud Sion du Comptoir de Toamasina dans une plantation de café

Technologie et gestion durable : Le secret des 120 sacs par hectare

Sous l’impulsion de l’Embrapa, les agriculteurs adoptent des clones à haut rendement et des pratiques durables. Des producteurs avec l’Embrapa, ils vont avoir une irrigation optimisée, une nutrition équilibrée et une récolte uniforme permettent d’atteindre des records de production.

 Avant, en Amazonie les producteurs pouvaient produire 20 sacs de 60 kg avec des plants traditionnels. Aujourd’hui, ils vont récolter 120 par hectare, vendus entre 1 200 et 1 300 R$ l’unité soir 200 euros le kilo environ. Ces revenus ont permis de moderniser les exploitations et d’améliorer les conditions de vie des familles.

On voir le même système pour la production d’açai au Brésil.

Certains producteurs se spécialisent même dans des cafés fermentés, vendus deux fois plus chers que les grains classiques, ajoutant ainsi une valeur ajoutée à leur production.

Café indigène et écotourisme : Des modèles qui créent de la valeur

Les Robustas de l’Amazonie sont également cultivés par des communautés indigènes, devenant un symbole de socio-bioéconomie. Dans le Rondônia, le Projeto Tribos (soutenu par le Groupe 3 Corações un grand transformateur de café au Bréisl et l’Embrapa) permet à 150 familles de 8 ethnies différentes de générer des revenus tout en préservant leurs terres.

Des cafés comme l’Uyonpa (produit par les Macuxi dans la région de Raposa Serra do Sol) atteignent des notes exceptionnelles (100/100 dans certains concours) et rapportent jusqu’à 750 euros par mois. Parallèlement, des initiatives d’agrotourisme. Car ses états ne vont pas avoir beaucoup de touristes comme Rio de Janeiro, Sao Paulo, Bahia et le Minas Gerais.

Réduction des coûts : L’impact de la production à grande échelle

L’expansion des Robustas dans l’Amazonie vers l’Acre, le Roraima et l’Amazonas – où des terres dégradées sont reconverties en plantations – permet d’augmenter l’offre régionale. Il faut savoir que chaque hectare supplémentaire cultivé avec des clones signifie 100 sacs de plus sur le marché, réduisant les coûts fixes et freinant la hausse des prix .

Ici, nous pouvons passer à la vanille du Brésil avec l’Embrapa qui développe souhaitent développer une vanille pour chaque utilisation. Alors imiginez avec 40 variétés de vanillier différents dans le pays qu’est-ce que le Brésil peut faire.

Grâce à des coopératives comme la Coopercafé, qui vendent directement aux détaillants, les économies réalisées pourraient faire baisser les prix de 15 % pour les consommateurs, selon la Seagri-AC.

Un modèle qui allie performance et préservation de la forêt

En Amazonie, où la culture des Robustas clonaux a commencé il y a une dizaine d’années, des familles ont multiplié leur production par 10 tout en protégeant la forêt. Leur engagement leur a valu le prix Florada Premiada 2024, récompensant l’excellence agricole et environnementale.

Une révolution caféière en Amazonie

Alors que le monde traverse la pire crise caféière depuis dix ans, l’Amazonie démontre que technologie, tradition et durabilité peuvent redéfinir les règles du marché. Avec les Robustas Amazônicos, chaque tasse porte en elle non seulement un arôme exceptionnel, mais aussi l’espoir d’un avenir plus accessible et écologique pour toute la filière.

☕ Le café de demain se cultive aujourd’hui, en harmonie avec la forêt.